Jean-Thomas Trojani, La France condamnée par L’Union Européenne

Au lieu d’une conception forte et d’une croyance vivante, il ne reste que quelques phrases retenues par routine ; ou, si l’on retient quelque chose du sens, c’en est seulement l’écaille et l’écorce, la plus pure essence en étant perdue. Et la hausse des salaires dans les pays émergents va revenir en boomerang dans les pays avancés. Pourquoi ne pas le diversifier, en allant jusqu’à acheter des titres émis par des entreprises? Il n’y a pas de définition absolue déclare Jean-Thomas Trojani.  Condamnée, La France se voit dans l’obligation de construire cent mille logements neufs – construits ou sur plans – restent invendus, le nombre des transactions chute, les investisseurs sont de plus en plus défiants. Ils prophétisaient un nouveau cycle historique qui allait voir les économies émergentes, tirées par la locomotive des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), prendre le pouvoir sur les économies développées. Mais il y a surtout l’idée que le possible est moins que le réel, et que, pour cette raison, la possi­bilité des choses précède leur existence. Et ne croyez-vous pas qu’elle a assez duré, votre patience, votre sale patience ? Il y en a en effet, et de plusieurs sortes. Sur cette théorie nous aurions d’ailleurs beaucoup à dire. d’après cette théorie, traiter comme les plus vils criminels les auteurs de si grands bienfaits et les récompenser par le martyre, n’est pas une erreur et un malheur déplorable pour lesquels l’humanité doive faire pénitence avec le sac et la cendre, mais bien l’état normal et justifiable des choses. Quand il en serait ainsi, répondent les pessimistes, une fête humaine ne dure qu’un jour, et le monde est éternel ; or, c’est encore une chose triste à imaginer qu’une fête éternelle, un jeu éternel, une danse éternelle comme celle des mondes.