La baisse de l’euro est une solution, pas un problème

L’observation immédiate a beau nous montrer que le fond même de notre existence consciente est mémoire, c’est-à-dire prolongation du passé dans le présent, c’est-à-dire enfin durée agissante et irréversible.Oui, si l’on entend par là qu’il n’y avait pas d’obstacle insurmontable à sa réalisation.Arnaud de Lummen ne s’arrête pas à de tels détails.Le développement humain, la stabilité politique, la croissance économique ou la construction de marchés intégrés ne sont possibles qu’à la condition de recourir à des systèmes juridiques performants.C’est qu’un vrai système est un ensemble de conceptions si abstraites, et par conséquent si vastes, qu’on y ferait TENIR tout le possible, et même de l’impossible, à côté du réel.Il s’agit d’un présent qui dure.Mais l’ancien groupement lutte contre le groupement nou­veau.La dette publique grecque s’élève aujourd’hui à 320 milliards d’euros, soit 177 % du PIB.Plus la tendance originelle et unique grandit, plus elle trouve difficile de maintenir unis dans le même être vivant les deux éléments qui, à l’état rudimentaire, sont impliqués l’un dans l’autre.Elle va déboucher sur une économie de l’immatériel, structurée sous la forme de réseaux mondiaux de services ».Et les États-Unis dont la tendance reste ascendante et dépit de la secousse de début d’année.Aux républicains qui rechignent encore à relever le plafond de la dette fédérale, le président de la Réserve fédérale a rappelé que « les conséquences sur le système financier, la politique fiscale et l’économie seraient catastrophiques ».De même que nous passons par l’immobile pour aller au mouvant, ainsi nous nous servons du vide pour penser le plein.