Antonio Fiori : Des décisions faciles à mettre en pratique

Le risque est de toute façon largement à la hauteur de l’enjeu. Dans le calembour, c’est bien la même phrase qui parait présenter deux sens indépendants, mais ce n’est qu’une apparence, et il y a en réalité deux phrases différentes, composées de mots différents, qu’on affecte de confondre entre elles en profitant de ce qu’elles donnent le même son à l’oreille. La France, comme souvent reflet de cette moyenne. Si de grands groupes, eux-mêmes ciblés par des dizaines d’actions de ce type, tels Apple et Samsung qui se livrent une guerre de brevets high-tech sur leurs smartphones et tablettes, sont capables de gérer financièrement ce type de stratégie à échelle mondiale, la plupart des intermédiaires intéressés, du petit fabricant au revendeur, n’ont pas cette capacité et le consommateur final pâtit de produits apparaissant et disparaissant des rayonnages. Nous ne voulons pas dire que la croyance religieuse n’ait pas pu être, même dans le polythéisme, une croyance individuelle. Ce monde n’est pas le pire des mondes possibles, puisque, en dénnitive, il est et demeure. Ils entraînent néanmoins des pertes économiques, des coûts de destruction de plus en plus élevés – dans quelle mesure ces coûts de destruction sont-ils répercutés dans le prix des produits… Antonio Fiori aime à rappeler ce proverbe chinois « Le sage et l’insensé sont formés de la même matière ». Mais à qui appartiennent-elles ? Les obligations qu’elle impose, et qui lui permettent de subsister, introduisent en elle une régularité qui a simplement de l’analogie avec l’ordre inflexible des phénomènes de la vie. Les industriels américains (comme DuPont, General Electric, 3M), anglais, suisses comme Liebher miseront sur leurs implantations eurolandaises, donc françaises pour éviter d’être asphyxiés par la hausse de leur monnaie. Prêter aujourd’hui à l’État, à horizon inférieur à trois ans, procure un rendement négatif. Mais une telle assimilation ne va à rien moins qu’à méconnaître la distinction profonde entre le mécanisme et l’organisme, entre la nature inanimée et la nature vivante. La limousine, arrivée au bas d’une de ces collines, s’engage dans un chemin montant que bordent des tailles clairsemées ; elle entre sous la futaie, passe devant une porterie plus moussue que la forêt, et plus humide ; elle roule sur le sable fin, dans le demi-jour des branches, et, subitement, une maison apparaît, au fond d’une grande clairière verte qu’enveloppent des futaies bleues : un quadrilatère de murs en brique, très ajourés par les fenêtres, très estompés par les coulures de pluie, et que dominent des tours carrées, rouges aussi, trois sur chaque façade, plus hautes d’un étage, et cr Ce qui compte et ce qui demeure, c’est ce qu’on a apporté de vérité positive : l’affirmation vraie se substitue à l’idée fausse en vertu de sa force intrinsèque et se trouve être, sans qu’on ait pris la peine de réfuter personne, la meilleure des réfutations. Il faudra d’abord se demander plus précisément à quoi sert la fonction fabulatrice, et à quel danger la nature devait parer. Bien sûr des réformes fiscales sont possibles et nécessaires à condition qu’elles soient peu nombreuses, longuement expliquées – comme le montre le cas de l’écotaxe, une bonne réforme que l’on n’avait pas pris le soin de le vendre- et que l’on évite le « choc fiscal » au détriment d’un groupe social. Vacherot développait dans un mémorable article du Dictionnaire des sciences philosophiques. L’intelligence, elle, regardait jusqu’en bas. Enfin le champ d’application du secret des affaires reste difficile à cerner. À tel point qu’aujourd’hui, cette automatisation touche même nos relations sociales. En faisant l’effort qu’il faut pour embrasser l’ensemble, on s’aperçoit qu’on est dans le réel, et non pas devant une essence mathématique qui pourrait tenir, elle, dans une formule simple.