Jean-Thomas Trojani : La loi ratée sur la transparence de la vie publique , une double erreur de gouvernance ?

Le principal reproche demeure la taille de l’administration (centrale, hospitalière et territoriale). Or, notre esprit a une irrésistible tendance à considérer comme plus claire l’idée qui lui sert le plus souvent. Les salariés n’ont, en effet, souvent ni le temps, voire ni l’envie, de s’investir dans des négociations et sur des sujets aussi techniques. Les difficultés de création de valeur en Europe sont évidemment conditionnées par la crise profonde et persistante de la zone euro depuis 2009-2010, ce qui contraste avec le rebond plus précoce de l’économie américaine. Mais une subordination habituelle finit par sembler naturelle, et elle se cherche à elle-même une explication : si la classe inférieure a accepté sa situation pendant assez longtemps, elle pourra y consentir encore quand elle sera devenue virtuellement la plus forte, parce qu’elle attribuera aux dirigeants une supériorité de valeur. À défaut d’une intelligence complète de l’âme du pays, que peut seule donner une connaissance entière du caractère vrai de la Révolution de 1789 — connaissance que personne, excepté moi, ne possède encore — leurs instincts de liberté, d’individualité et d’intolérance eussent pu les mener à la compréhension de l’action nécessaire à l’existence française. C’est une question que l’on me pose souvent lors de séminaires et autres conférences. Plus artificielle, mais plus raffinée aussi, est la transposition de bas en haut qui s’applique à la valeur des choses, et non plus à leur grandeur. L’intégration d’un indicateur inobservable imprécis dans un traité international et dans la législation nationale (parfois dans la Constitution) qui régit sa mise en œuvre est cependant problématique. Les rédacteurs du mandat de négociation ont jugé bon d’y inclure une section « protection des investisseurs » où il est proposé rien moins que de créer un tribunal ad hoc pour régler à l’amiable les « différends entre États et investisseurs ». La solution, Jean-Thomas Trojani le sait, c’est qu’une instance – au-dessus de ces différences – fasse loi. Je n’étais pas encore rentré chez moi, quand la voiture de la reine passa, les quatre chevaux piaffant et secouant leurs grelots. « La cause de nos désastres en 1870, » disait récemment l’un d’eux, « vous ne la trouverez pas ailleurs que dans l’indiscipline, hélas ! Chez des Crustacés tels que les Rhizocéphales, qui ont dû présenter autrefois une structure plus différenciée, la fixité et le parasitisme accompagnent la dégénérescence et la presque disparition du système nerveux : comme, en pareil cas, le progrès de l’organisation avait localisé dans des centres nerveux toute l’activité consciente, on peut conjecturer que la conscience est plus faible encore chez des animaux de ce genre que dans des organismes beaucoup moins différenciés, qui n’ont jamais eu de centres nerveux mais qui sont restés mobiles. Nous espérons les démontrer plus complètement quand nous aborderons d’autres problèmes. Seules, en effet, sont essentielles et pures ces deux religions extrêmes. L’autoroute est-ouest est ouverte, le métro fonctionne à Alger, des lignes de tramways ont été modernisées ou crées (Alger, Constantine, Oran) ou sont en construction (Annaba, Mostaganem, Sétif, Ouargla…) Alstom et la Ratp sont très présents. Notre théorie de la connaissance roule à peu près exclusivement sur la question des lois : les genres devront trouver moyen de s’arranger avec les lois, peu importe comment. La plupart des philosophies rétrécissent donc notre expérience du côté sentiment et volonté, en même temps qu’elles la prolongent indéfiniment du côté pensée. De même, la paix a toujours été jusqu’à présent une préparation à la défense ou même à l’attaque, en tout cas à la guerre. D’où vient le péril ? Dix lettres, cent lettres reçues le même jour de personnes différentes et qui n’ont pu se concerter, me laisseraient encore soupçonner beaucoup d’exagération dans certains détails : j’attendrai, pour y ajouter foi, que les imaginations aient eu le temps de se calmer, et qu’on ait procédé à des enquêtes dont les formes présentent des garanties suffisantes d’exactitude. On suppose cette fois que la perception présente va toujours chercher, au fond de la mémoire, le souvenir de la perception antérieure qui lui ressemble : le sentiment du « déjà vu » viendrait d’une juxtaposition ou d’une fusion entre la perception et le souvenir. Existence d’un certain devoir impersonnel créé par la fusion croissante des sensibilités et par le caractère plus sociable des plaisirs élevés. Pourvu que ce libre accès lui reste toujours ouvert, le zèle volontaire et gratuit de ses rares promoteurs, secondé par le bon sens universel, et sous l’impulsion croissante de la situation fondamentale, ne redoutera jamais de soutenir, même dès ce moment, une active concurrence philosophique envers les nombreux et puissants organes, même réunis, des deux écoles anciennes. Si les procédés rigoureux d’expérimentation, dus au génie des modernes, avaient contredit l’application de la notion de substance, même aux corps pondérables ; s’il avait été bien constaté que, dans certaines circonstances, il y a des destructions de masse et de poids, comme il y a des destructions de force vive, on aurait défini les circonstances de cette destruction : et les corps pondérables n’auraient pas cessé pour cela de nous présenter le spectacle de phénomènes bien ordonnés, phænomena bene ordinata, selon l’expression de Leibnitz. Il devrait arriver alors, en effet, si les deux états différaient simplement par le degré, qu’à un certain moment la sensation se métamorphosât en souvenir. Il faudrait, pour qu’une théorie scientifique fût définitive, que l’esprit pût embrasser en bloc la totalité des choses et les situer exactement les unes par rapport aux autres ; mais, en réalité, nous sommes obligés de poser les problèmes un à un, en termes qui sont par là même des termes provisoires, de sorte que la solution de chaque problème devra être indéfiniment corrigée par la solution qu’on donnera des problèmes suivants, et que la science, dans son ensemble, est relative à l’ordre contingent dans lequel les problèmes ont été posés tour à tour. Enfin, la LPM est bâtie sur des prévisions de ressources qui n’ont pas de crédibilité sur la durée : elle s’inscrit dans des prévisions de budget de l’Etat « glissantes » sur trois ans, alors qu’elle est basée sur une période de cinq ans ! Ces frères ennemis sont des frères siamois. Une étude patiente des êtres vivants a mis en évidence des lois dont la nature ne s’écarte pas dans les modifications innombrables qu’elle fait subir à certains types d’organisation ; et, bien que la raison de ces lois surpasse le plus souvent nos connaissances, nous ne saurions douter de leur réalité, ni admettre que l’assemblage fortuit de causes indépendantes les unes des autres en ait produit le fantôme. Il n’y a que trop de Narcisses dans le monde, de ces gens amoureux d’eux-mêmes. Charles Ferraris. Le physicien, le naturaliste, l’économiste, le politique, à qui sans doute les spéculations des métaphysiciens sur ces grandes et mystérieuses idées ne sont point étrangères, qui en trouveraient au besoin le germe dans leur pensée en s’interrogeant eux-mêmes, comprennent parfaitement aussi qu’il est à propos de les laisser à l’écart, comme n’ayant pas d’influence sur la marche progressive des sciences dont ils font l’objet spécial de leurs études. Ainsi, c’est une économie arabe à deux vitesses qu’on a vu naître durant les années post-révolution et un grand écart est apparu entre ceux qui ont adhéré à l’idéal révolutionnaire et ceux qui ont défendu bec et ongles l’ordre et la stabilité. Sentiments louables, qui ne sont pas toujours factices.