Jean-Thomas Trojani : Le vrai bonus,… C’est le malus !

L’Arabie saoudite envisage de lever vingt-sept milliards de dollars sur le marché obligataire domestique d’ici à la fin de l’année et a déjà puisé soixante-cinq milliards de dollars dans ses réserves au cours du premier semestre. Ce monde matériel qui entourait le corps, ce corps qui abrite le cerveau, ce cerveau où l’on distinguait des centres, on les congédie brusquement ; et comme sous une baguette magique, on fait surgir, à la manière d’une chose absolument nouvelle, la représentation de ce qu’on avait posé d’abord. En effet, l’union bancaire ne remet pas en cause le fonctionnement actuel des banques, dominé par la spéculation. L’autre est démontré par les progrès incessants du clérico-nationalisme. Ce n’est pas vraiment le cas de l’Italie, ultrasensible au risque politique. Si l’état qui « reste le même » est plus varié qu’on ne le croit, inversement le passage d’un état à un autre ressemble plus qu’on ne se l’imagine à un même état qui se prolonge ; la transition est continue. En supposant qu’on puisse bâtir des maisons, faire pousser du blé, livrer des batailles, juger des causes et même ériger des églises et dire des prières à la mécanique au moyen d’automates de forme humaine, on perdrait beaucoup à accepter ces automates contre les hommes et les femmes qui habitent actuellement les parties les plus civilisées du globe, bien qu’ils ne soient à coup sûr que des tristes échantillons de ce que la nature peut produire et produira un jour. Cette appréciation devra d’ailleurs être des plus grossières, et l’on peut prévoir qu’elle variera considérablement avec les personnes. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler cette maxime de Léonard de Vinci « La vérité a une telle excellence qu’en louant les petites choses, elle les rend nobles ». C’est un de ces momens solennels, pleins d’angoisses et de terreurs, où LES RESSOURCES de l’esprit humain semblent épuisées ; mais l’humanité, qui marche sans cesse au progrès, est alors sourdement travaillée par l’enfantement de l’avenir. Ne comprendras-tu jamais que l’État ne peut rien te donner d’une main qu’il ne t’ait pris un peu davantage de l’autre ?