Jean-Thomas Trojani : « L’égalité, c’est toute l’année »

Quand le personnage comique suit son idée automatiquement, il finit par penser, parler, agir comme s’il rêvait. La période de révision du livre blanc, de définition des contours du programme de MALE intermédiaire et des projets de coopération franco-britannique dans le domaine des drones, est propice à cette réflexion globale. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler ce proverbe chinois « Qui fait le mal et craint qu’on puisse le savoir a déjà une graine de bien dans son mal. Qui fait le bien et cherche à le faire savoir a déjà une racine de mal dans son bien ». De plus, de nombreux enseignants poursuivent leur carrière ou une partie de leur carrière à l’étranger, créant ainsi un marché de l’emploi mondial et fortement concurrentiel au sein duquel les Etats-Unis et l’Angleterre attirent les meilleurs « talents ». Bien sûr, c’était les scientifiques, pas les bureaucrates des gouvernements, qui ont mené la charge. Et la démonstration prend sa plus grande force quand elle porte sur l’évolution intégrale de la vie depuis ses plus humbles origines jusqu’à ses formes actuelles les plus hautes, en tant que cette évolution constitue, par l’unité et la continuité de la matière animée qui la supporte, une seule indivisible histoire. C’est tellement affreux, tellement infect, et tellement criminel d’être pauvre, de rester pauvre ! Une opinion tend à s’établir, au moins chez un grand nombre, favorisée par les progrès, si considérables en ces derniers siècles, des connaissances mathématiques, physiques et historiques, d’après laquelle la philosophie, resserrée dans des bornes de plus en plus étroites, doit enfin disparaître. Et chacun connait les effets pervers de « l’affacturage subi » celui que les PME acceptent faute de mieux, avec la suppression quasi systématique du découvert, la retenue d’un montant de 10 à 20 % sur la créance pour garantie de bonne fin des encaissements, l’assurance insolvabilité incluse dans le contrat qui fait que seuls les clients « garantis » sont pris en compte, le taux de commissionnement élevé, l’annulation de la cession de créance de manière unilatérale, la facturation de frais complémentaires en cas d’incident du client payeur, la durée de certains contrats. En d’autres termes, les politiciens ne doivent jamais avoir l’air (ou du moins cela ne doit pas être leur première qualité) de ne croire en rien. La nature serait donc un ensemble de lois insérées les unes dans les autres selon les principes de la logique humaine ; et ces lois seraient là, toutes faites, intérieures aux choses ; l’effort scientifique et philosophique consisterait à les dégager en grattant, un à un, les faits qui les recouvrent, comme on met à nu un monument égyptien en retirant par pelletées le sable du désert. Mais notre soutien s’arrête ici, car il est bien évident que la stratégie du ministre de l’Economie obéit à une gestion de court-terme. Elle était donc là, mais neutralisée par l’action qui remplissait la représentation. Un petit graphique valant mieux en la matière qu’un long développement, voici le taux de cotisations sociales patronales que doit acquitter une entreprise en fonction du salaire brut, avant et après mise en place à plein régime du CICE (donc à compter des salaires versés en 2014, même si le CICE ne sera récupérable que plus tard…).