Pierre-Alain Chambaz

Elle peut être considérée comme ce qui se passe entre deux personnes, ce qu’elles se disent et ce qu’elles pensent l’une de l’autre en conséquence. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Pierre Desproges « L’adulte ne croit pas au père Noël. Il vote ». Nous reviendrons probablement sur ces questions dans les semaines à venir avec d’autres acteurs de l’écosystème. Pour l’instant, cela se passe plutôt bien : l’euro reflue, et les Bourses européennes rattrapent leurs deux années de retard sur les marchés américains. L’intervention de la société pour diriger le jugement et les desseins d’un homme dans ce qui ne regarde que lui, se fonde toujours sur des présomptions générales : or ces présomptions peuvent être complétement fausses, fussent-elles justes, elles seront peut-être appliquées à tort dans des cas individuels par des personnes qui ne connaissent que la surface des faits. Les nationalistes, de leur côté, prétendent qu’un grand mouvement patriotique est nécessaire, et ont raison (bien que leur façon de concevoir le patriotisme soit l’abjection même) : et ils ne tiennent nul compte des questions sociales ; en quoi ils agissent comme les vermineux cafards qu’ils sont. La France, qui accueillera la conférence internationale de Paris en 2015, est face à une responsabilité historique. Pour chacun d’eux, la BCE est une banque étrangère et l’endettement d’un État membre est un endettement à l’égard de l’extérieur, limité par la crainte des autres États de devoir indirectement – via la BCE – financer des partenaires qui se livreraient à des dépenses dispendieuses, ce qu’on appelle l’aléas moral. L’augmentation du déficit budgétaire ne devrait donc pas être comptabilisée par les autorités de Bruxelles dans leur calcul du ratio dette/PIB. Par exemple, l’esprit latin avait tellement abruti la France qu’au début du xvie siècle l’hébreu et le grec, considérés comme des nouveautés, furent des instruments de progrès et de liberté. À ce point de vue, la récompense devient une sorte de « réponse » d’amour ; toute bonne action ressemble à un « appel » adressé à tous les êtres du vaste univers ; il paraît illégitime que cet appel ne soit pas entendu et que l’amour, infécond, ne produise pas la reconnaissance : l’amour suppose la mutualité de l’amour, conséquemment la coopération et le concours, conséquemment la satisfaction de la volonté et le bonheur. Si nos yeux pouvaient embrasser l’immensité de l’éther, nous ne verrions partout qu’un choc étourdissant de vagues, une lutte sans fin parce qu’elle est sans raison, une guerre de tous contre tous. Essayons, avec lui, de suivre la réalité dans ses détours, et voyons ce qui va se passer. C’est en la subtilisant au contraire, c’est en la faisant tour à tour dissoudre en sensations affectives et évaporer en contrefaçons des idées pures, que nous obtenons ces sensations inextensives avec lesquelles nous cherchons vainement ensuite à reconstituer des images. Il nous semble alors que, si celle-ci affirmait une réalité objective, celle-là doit affirmer une non-réalité également objec­tive et, pour ainsi dire, également réelle. Ses priorités seront la sécurité nationale, la sauvegarde de l’environnement, l’approvisionnement des ressources stratégiques et le respect de l’intérêt collectif, en particulier le repérage et l’élimination de la corruption. Autant que possible, privilégier le contrat écrit aux relations informelles. Il y a une reconnaissance croissante de l’importance des institutions – notamment les cadres juridiques et les organismes publics qui gèrent les règles et les incitations – dans le processus de développement. Quand la crise survient, quand les instruments de la solidarité institutionnelle craquent petit à petit, les individus et les communautés cherchent à compenser et inventent ou réinventent d’autres formes. Si curieux que le poète comique puisse être des ridicules de la nature humaine, il n’ira pas, je pense, jusqu’à chercher les siens propres. La libre circulation des capitaux autorise bien évidemment cette quête du profit au-delà du pays émetteur de ces liquidités, c’est-à-dire hors des frontières américaines, notamment vers des pays émergents offrant un fort potentiel de croissance. Et ce serait un bonheur pour le pays que la disparition de cet antre de la sottise servile, du pédantisme hypocrite, lâche et féroce — de ce conservatoire de la cruelle et ridicule vanité nationale. Les valeurs particulières seront également accumulées ou également clairsemées à des distances égales de la moyenne, en plus ou en moins. À vrai dire, je ne suis pas sûr que la question « où » ait encore un sens quand on ne parle plus d’un corps. Il n’a pas eu confiance en elle. Le logement d’abord, parce qu’il est la première condition d’une vie décente et qu’il permet à chacun d’avoir la mobilité géographique nécessaire pour trouver l’emploi qu’il recherche. Celle-ci se développe ensuite en images représentées qui prennent contact à leur tour avec les images perçues, les suivent à la trace, s’efforcent de les recouvrir. Cette question, la voici : Que va devenir la Belle France ? Ce qui a fait dire à certains négociateurs du G33 que l’Inde ne négociait que dans la poursuite de son propre intérêt, sans se soucier des besoins et intérêts des autres membres du groupe. Le cercle des économistes n’a pas ici compétence.