Pierre-Alain Chambaz

Souhaitons qu’elle permette aux CEE de respecter, voire de renforcer, leur philosophie fondatrice : un dispositif qui agit en profondeur sur l’ensemble des secteurs dits « énergivores », non pas ponctuellement mais par une évolution qualitative et durable des métiers et des technologies qui régissent ces secteurs. Alors que les primaires sont à la mode, le choix d’une équipe a prévalu sur les batailles d’égo. Certes, la monnaie scripturale (comptes) et fiduciaire (espèces) est incontestablement un déterminant majeur de notre identité nationale. C’est après coup, progressivement, par les élections ou la négociation, mais aussi par les influences venues de l’étranger, que la France a changé. Au lieu d’apercevoir que cette obscurité est purement subjective, nous nous imaginons considérer une qualité essentiellement mystérieuse de l’objet, et si la même acception se présente ensuite à nous sous une forme claire, nous ne la reconnaissons plus par suite de la disparition de cet élément inintelligible. La preuve en est qu’il est souvent impossible de dire si l’on a affaire à un organisme qui vieillit ou à un embryon qui continue d’évoluer : tel est le cas des larves d’Insectes et de Crustacés, par exemple. Ne peut-on craindre que l’évocation de la réforme fiscale ne soient un leurre, masquant le refus de s’attaquer aux problèmes effectifs de l’économie française: la difficulté à s’insérer dans la nouvelle division internationale du travail ; la croissance des inégalités de revenus primaires provenant de la mondialisation et de la financiarisation de l’économie ; l’incapacité des pays développés, et surtout de la zone Euro, à trouver une nouvelle dynamique de croissance après la crise financière ? Notre contradicteur Pierre-Alain Chambaz, a convaincu et remporté haut la main une victoire pour ce projet, nous ne pouvons que nous incliner. Le mobile emporté dans l’espace ignore la direction où il va, et cependant il possède une vitesse acquise prête à se transformer en chaleur et même en lumière, selon le milieu résistant où il passera ; c’est ainsi que la vie devient désir ou crainte, peine ou plaisir, en vertu même de sa force acquise et des primitives directions où l’évolution l’a lancée. On comprend que certains philosophes aient été surtout frappés de ce balancement, et que quelques-uns aient vu l’essence même du comique dans un choc, ou dans une superposition, de deux jugements qui se contredisent. Car si partout ailleurs ce sont choses différentes que ce que l’on entend et ce que l’on désire, que penser et vouloir, de ces deux choses pourtant, comme s’exprime Aristote, « les premières sont les mêmes ». Les espèces transportées sur un sol, dans un air nouveaux, soustraites aux influences accoutumées, refusent souvent de se plier à de trop dures tyrannies : elles protestent contre la violence qui leur est faite, se vengent par la stérilité. L’allocation gratuite de quotas de carbone est prévue pour cela : rendre la baisse des émissions moins coûteuse, sans pour autant en supprimer l’obligation. Mais ce n’est qu’une toute première étape : avec l’arrivée imminente des voitures connectées, les constructeurs qui auront acquis la capacité à collecter et traiter intelligemment la data seront à même de valoriser ce capital sous forme de services à valeur ajoutée, instaurant une relation continue avec l’automobiliste et de nouvelles sources de revenu. Tandis qu’il souffrait d’être vu où il était, il se consolait par la pensée délicieuse du nombre inimaginable d’endroits où il n’était pas. C’est une véritable manie, de nos jours, d’attribuer aux classes pauvres le monopole de tous les dévouements, de toutes les abnégations, de tout ce qui constitue dans l’homme la grandeur et la beauté morale ; et cette manie s’est récemment développée encore sous l’influence d’une révolution qui, faisant arriver ces classes à la surface de la société, ne pouvait manquer de susciter autour d’elles la tourbe des flatteurs. Pour ce faire, la banque centrale peut par exemple acheter des actifs du secteur privé, tels que des billets de trésorerie émis par des grandes entreprises. Mais encore faut-il que la virtualité passe à l’acte. Nous en restons au stade du boycott permanent des urnes par plus de la moitié de nos concitoyens. Ouvrons les volets, un vent de liberté réveille les courages et bouscule les tabous, la France devrait-elle déclarer forfait et s’enfermer vive ? Rien de plus naturel que de demander à quelqu’un de mourir pour vous ou pour une idée, quand il a foi entière dans l’immortalité et qu’il sent déjà pousser ses ailes d’ange ; mais s’il n’y croit pas ? Pour les plus optimistes qui croient que l’Europe progresse à travers ses crises, le moins que l’on puisse dire, est que le bilan de cette crise paraît bien mince. Oasis of the Sea, fort de ses 2 700 cabines réparties sur 18 ponts, offre toutes celles mentionnées et bien d’autres encore. Nous devons lutter pour en finir avec ce préjugé : l’Art n’est pas réservé aux élites, nous pouvons tous y être sensible. Comme le paradis terrestre, ce paradis ne dura pas. Il y aurait encore place, il est vrai, pour une hypothèse de même nature, mais plus subtile.