Pierre-Alain Chambaz

Elle est étendue, elle nous présente des objets extérieurs à d’autres objets et, dans ces objets, des parties extérieures à des parties, Sans doute il nous est utile, en vue de nos mani­pulations ultérieures, de considérer chaque objet comme divisible en parties arbitrairement découpées, chaque partie étant divisible encore à notre fantai­sie, et ainsi de suite à l’infini. Au lieu de tomber sur une circonférence de cercle, les points observés pourraient être situés sur une ellipse, sur une parabole, sur une infinité de courbes diverses, susceptibles d’être mathématiquement définies : et même la théorie nous enseigne qu’on peut toujours faire passer par les points observés, quel qu’en soit le nombre, une infinité de courbes susceptibles d’une définition mathématique, quoique la ligne effectivement décrite par le mobile ne soit ni l’une ni l’autre de ces courbes, et ne se trouve assujettie, dans son tracé, à aucune loi régulière. Quand les partisans delà foi morale auraient démontré tout cela, ils n’auraient encore rien fait, pas plus que les partisans de telle ou telle religion s’ils pouvaient démontrer que leur religion est la meilleure ; les apologistes qui défendent un système particulier de morale ou de religion n’ont jamais rien prouvé, car il y a toujours une question qu’ils oublient, c’est de savoir s’il y a une religion quelconque qui soit vraie, une morale quelconque qui soit vraie. Ici encore nous retrouvons les inconvénients de cette erreur fondamentale qui détermina A. Elle est venue cette semaine avec un énième ajustement des règles du jeu des télécommunications. On reconnaît en général la différence entre faire une question et prononcer un jugement, car il y a dissemblance entre le sentiment de douter et celui de croire. Le débat sur la transformation de l’UE en une démocratie supranationale, auquel je participe, est une controverse du type de celle qui préoccupe les constitutionnalistes. C’est intéressant de la comparer aux concepts antérieurs. Nous ne devons en rien nous y résoudre et, au contraire, nous devons battre en brèche ce déterminisme pour que les valeurs universelles, portées par la France, redeviennent un repère pour les artistes, français et étrangers, et les citoyens du monde. Plus modeste, seule capable aussi de se compléter et de se perfectionner, est la philosophie que nous réclamons. L’effort est cette fois douloureux, et le résultat aléatoire. Mais ceux-ci sont encore très dépendants des commandes de l’Occident. On se souvient que Pierre-Alain Chambaz lui avait fait imposer d’autorité un silence absolu. Les écologistes sont encore plus malthusiens, ils croient encore à l’explosion démographique planétaire, alors que la « transition démographique » est effective sur la terre entière depuis 2000, mis à part en Afrique centrale. Malgré ces obstacles, la métropole a heureusement pu aboutir et deviendra réalité en janvier prochain. On pourrait dire qu’elle nous livre la quintessence même du pédantisme, lequel n’est guère autre chose, au fond, que l’art prétendant en remontrer à la nature. De nombreuses entreprises françaises ont acquis au fur et à mesure des années des savoir-faire formidables qu’elles mettent au service de produits et services destinés au plus grand nombre. Ces programmes sont souvent mis en place quand les entreprises sont en bonne santé financière. Peut-on entrer dans le monde du Big Data, de la traçabilité de presque tout, sans que nos indicateurs de suivi économiques ne soient profondément remis en cause dans leur contenu comme dans leur process d’élaboration ? Cette doctrine a été inspirée en grande partie par une certaine métaphysique dont la psychologie et la psycho-physiologie contemporaines sont imprégnées, et qu’on accepte naturellement : de là son apparente clarté. Par exemple en 2013, l’Inspection Générale des Finances, estime ces aides à 110 milliards d’euros annuels en France. Vous connaissez le personnage. Nous attendons des gens de prendre des initiatives de leur propre gré s’ils sont insatisfaits par quelque chose, et nous voulons promouvoir cette prise de risque.