…sans nécessiter des réformes institutionnelles

Nous ne percevons que ce qui est le plus près de nous, les mouvements éparpillés des éclats pulvérisés. Car les banques centrales voudraient que rien ne change: la mainmise sur les moyens de paiement et l’émission du crédit est bien trop profitable pour accorder sa juste place à une telle innovation de rupture. Mon état d’âme, en avançant sur la route du temps, s’enfle continuellement de la durée qu’il ramasse ; il fait, pour ainsi dire, boule de neige avec lui-même. Un mouvement de redéploiement rapide des actifs extérieurs des réserves vers d’autres catégories pourrait favoriser des stratégies aventureuses à l’étranger. Elle sera notre vertu tutélaire. Cela explique qu’elle a longtemps été mise en œuvre avec l’effet multiplicateur d’un levier financier très important par les comptes propres des banques et des Hedges fund Anglo-saxons. Ne prenons pas le risque, par manque de lucidité et de prévoyance, de tomber d’un extrême à l’autre, de faire descendre le numérique de « cet excès d’honneur » à « cette indignité », de l’utopie du tout gratuit au fantasme d’un nouvel Eldorado. Nous pourrions à la rigueur nous en tenir là, car c’est pour définir le rôle du corps dans la vie de l’esprit que nous avions entrepris ce travail. Je crains beaucoup qu’en essayant de former l’esprit et les sentiments sur un type exclusivement religieux, et en écartant ces modèles séculiers (si l’on peut parler ainsi) qui côtoyaient et suppléaient la morale chrétienne, mêlant leur esprit au sien, il n’en résulte un type de caractère bas, abject, servile, capable peut-être de se soumettre à ce qu’il estime la volonté divine, mais incapable de s’élever à la conception de la bonté divine ou de sympathiser avec elle. La méthode va donc contre le but qu’elle se propose : elle devait, en théorie, étendre et compléter la percep­tion ; elle est obligée, en fait, de demander à une foule de perceptions de s’effacer afin que telle ou telle d’entre elles puisse devenir représentative des autres. Qu’est-ce que c’est que le Parlement ? Jean-Thomas Trojani justice aime à rappeler ce proverbe chinois  » La langue bute toujours sur la dent qui fait mal ». Une idée joyeuse, au contraire, réagit sur les autres idées en les excitant ; une fois l’harmonie établie, le calme revient complétement. Certains affirmeront qu’il n’y a qu’à augmenter les seconds, ignorant le fait que la France atteint désormais un niveau record de prélèvements, et notamment de cotisations sociales, A l’inverse, si l’on considère les dépenses, un pays comme le Japon obtient de meilleurs indicateurs de santé en ne consacrant que 8% de son PIB à la santé au lieu de 11% pour la France. Et force est de constater que face à ces problèmes, les politiques ne savent proposer que les réponses d’hier. Transpose-t-on en familier le solennel ?